ebook coverNous sommes en 1864, en pleine révolution industrielle, mais aussi à celle des ruées vers l'or en Californie, en Alaska et en Australie. Cinq hommes, dont un ancien chercheur d'or, de cinq nationalités différentes s'embarquent à Sydney pour une île subantarctique à la recherche d'une mine argentifère. Ils font chou blanc et ne trouvent même pas assez de phoques pour se rabattre sur l'exploitation de leur fourrure et de leur graisse.
Ils décident de rentrer à Sydney; 1.500 milles nautiques dans une des mers les plus dures de la planète. Chemin faisant, ils s'arrêtent à l'île Auckland... et font naufrage!
Ce n'est pas sur une île paradisiaque avec de jolies Mélanésiennes et des noix de coco, non, une île où il pleut 330 jours par an (en moyenne) et où la température moyenne oscille autour des 7°C! Les côtes sont cernées de falaises et une forêt primaire aussi infranchissable qu’humide pousse sur le rivage.
Les cinq hommes d’équipage vont s’organiser pour survivre à cet enfer glacial. Avec détermination et ingéniosité ils se construiront une chaumière dotée d’une cheminée et d’un âtre, ils tanneront des peaux, fabriqueront du savon, construiront une forge et forgeront des outils et pièces de bateau.
Ils ne se contentèrent pas de fabriquer des objets, mais s’organisèrent socialement, donnant des cours d’alphabétisation aux matelots illettrés et s’octroyant sous forme d’un règlement interne une constitution démocratique. Ils finiront par modifier la chaloupe de leur épave pour en faire un cotre de six mètres et regagner la Nouvelle-Zélande pour appeler au secours de leurs compagnons laissés sur l’île.
Lors de leur séjour forcé sur l’île, un autre navire vint s’échouer. Les deux groupes de naufragés ne se rencontrèrent jamais. Le contraste fut saisissant. Un capitaine sidéré fut incapable d’organiser la survie de ses hommes. Sur les dix-neuf qui survécurent au naufrage, il n’en resta que trois lorsqu’un bateau portugais les recueillit un an plus tard.
Ce récit est une fiction basée sur les témoignages de survivants des deux naufrages. Ceux-ci sont parfois contradictoires, développent des chronologies différentes, et omettent certains événements. Ces inconsistances m’ont donné la liberté d’écrire à mon tour, ma version des faits. Je ne revendique pas d’avoir fait un travail d’historien pour rétablir une quelconque vérité. J’ai voulu raconter une histoire terrible de naufragés d’un point de vue contemporain, dans un style plus rythmé qui est le mien. J’ai pris la liberté d’imaginer certaines scènes et d’écrire des dialogues pour rendre cette histoire plus vivante. J’ai toutefois tenté de rester proche de la réalité et les dialogues comportent souvent des citations littérales de l’un ou l’autre récit.
J’espère avoir réussi à écrire une histoire aussi passionnante pour le lecteur qu’elle a été pour moi.


 
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