Roland Nyns, vous venez de publier votre premier roman, après avoir écrit plusieurs ouvrages sur la mer. Vous avez accepté cette interview et je vous en remercie. Pouvez-vous vous présenter en quelques lignes?

roland nynsJe m’appelle Roland Nyns, je suis pensionné et passionné par la vie, la mer et l’écriture. J’ai un bateau, un voilier, et je navigue la moitié de l’année sur l’Atlantique. Écrire est une activité qui se fait facilement sur un bateau. Pas besoin de beaucoup d’espace, par contre de tranquillité, oui!

Quand avez-vous commencé à écrire?
Je me souviens très bien avoir écrit dans un petit journal de l’école. Plus tard, à dix-huit ans, j’ai écrit une nouvelle qui a intéressé un magazine. Mais ils m’ont demandé de changer quelque chose et j’ai refusé. On ne modifie rien à un chef d’œuvre! Et donc, cette histoire n’a pas été imprimée et je ne suis pas devenu enfant prodige!

Quelle étape vous a paru la plus facile et celle qui vous a paru la plus difficile lors de l’écriture de votre dernier livre?
Le plus facile a été de m’asseoir chaque matin devant mon ordinateur et d’écrire. C’était pendant le confinement et il n’y avait pas grand-chose d’autre à faire.
Le plus difficile a été de faire les corrections! D’abord parce que je me suis rendu compte que j’écris vraiment mal, des fautes partout, des phrases incomplètes, des incohérences… Et puis, je connaissais déjà l’histoire. Je m’endormais en la relisant.

Aimez-vous lire? Beaucoup de gens croient qu’il faut beaucoup lire pour écrire. Qu’en pensez-vous? 
Oui, je lis beaucoup et surtout en anglais, ce qui n’améliore pas mon style. Je lis principalement des romans ou des essais historiques. Un auteur que j’admire beaucoup est Ken Follet. Mais lire de grands auteurs comme lui et tant d’autres, c’est plutôt décourageant. Je me rends compte que je n’arriverai jamais à écrire de tels chefs-d’œuvre.

Combien de temps avez-vous laissé murir votre projet et quel a été l’élément déclencheur qui vous a poussé à prendre la plume pour l’écrire?
Très peu. Il n’a pas muri du tout. Au départ, j’avais un autre projet et c’est en faisant des recherches pour ce projet que j’ai découvert l’histoire de ces naufragés. Plus de la moitié d’entre eux ont écrit le récit du combat pour survivre, mais ils se contredisent, racontent des événements divergents, etc. Tant mieux pour moi: cela m’a donné la liberté d’écrire MA version de l’histoire, d’imaginer des dialogues, etc.

Avez-vous d’autres projets de livre en cours? 
Oui, plusieurs. Mais le prochain sera une autre histoire de naufrage. Beaucoup plus tragique, avec des intrigues, des combats, et aussi quelques instants de tendresse. Ce sera basé sur une histoire vraie, le naufrage du Batavia. Mais les personnages principaux vivront des aventures qui ne sont pas du tout attestées par les témoignages. Des histoires d’amour et de trahison.

Quels conseils ou astuces donneriez-vous à un auteur qui souhaite publier un livre?
De s’asseoir et de le faire. Et surtout de prendre le temps de tout corriger et soupeser avant de publier.

Pourquoi avoir choisi l’auto-édition?
Un peu par hasard pour commencé. J'avais écrit un petit récit insignifiant et je ne sais plus comment, je l'ai publié en numérique chez Amazon. Et d'un coup, il s'est vendu à une centaine d'exemplaires! Je me suis rendu compte que l'auto-édition en numérique, c'était facile, rapide et largement distribué. Cela s’est imposé à moi. Il me semble que c’est la voie moderne de publier. Plus tard, j'ai aussi compris qu'il y avait des lecteurs qui exigeaient un livre en papier et j'ai aussi publié sur papier.

Comment décririez-vous cette expérience?
C’est très enrichissant. On part de l’idée qu’on doit juste écrire quelque chose, et puis on se rend compte qu’il faut encore faire de la mise en page, discuter graphisme, faire sa promotion, du marketing, son site web, un blog… On est pris à 100 %.

Si c’était à refaire, que changeriez-vous?
J’aurais commencé bien plus tôt dans ma vie!


 
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